03 juin 2012

Rouge.

- J'ai envie d'écrire.
- Eh bien, écris alors!
- J'suis pas inspirée, et puis il est tard, j'sais pas quoi écrire, j'ai la flèmme.
- Et si je te donnais un thème ?

- Ouais, mais tes thèmes sont toujours farfelus et puis ... Erf, vas-y si ça peut te faire plaisir.
- Rouge!
- Rouge?
- Oui, rouge, ce que t'inspire la couleur rouge. Essayes d'imaginer ce que tu dirais à un aveugle pour lui expliquer ce qu'est la couleur Rouge.
- ....Mais le rouge, c'est trop... Humph... D'accord.

    Rouge. Oui, et alors? La rage, la puissance. Le Communisme, aussi, éventuellement. La Chine aussi. Mais surtout la rage, la colère, le noir, l'obscurité, les profondeur d'un esprit quelconque. Le rideau qui sépare l'un de l'autre, qui fait que les secrets d'une personne ne peuvent jamais s'exprimer, s'arracher de son esprit, peu importe les mots qu'il ou elle emploie. Le rouge. Ce n'est qu'une couleur, mais comment se fait-il qu'elle ne m'aille pas ? Elle est belle, pourtant, magenta, sang, vermillon, bordeaux... C'est une couleur qui inspire la puissance, la force d'esprit, si ce n'est rien d'autre. Voilà pourquoi elle ne me va pas, j'imagine. Comment se fait-il qu'une couleur se marie parfaitement avec une couleur de peau, et qu'une autre ne le fasse pas? Que se passe-t-il dans nos pigments qui fait que chacun d'entre nous, petites fourmis sur une grosse boule de terre, d'atomes et d'éléments, sommes différents alors qu'en fin de compte, nous sommes tous pareils ? Pourquoi sommes-nous tous pareils et à la fois si différents ? Pourquoi tant de questions sans réponses ? Et pourquoi tant de questions en général ? Je n'ai jamais su me contenter de ce que j'ai, ce que je sais, même de ce que je suis. Je cherche toujours à voir plus loin, aller plus haut, en savoir ou en avoir plus alors je ne vois pas pourquoi cette fois ferait l'exception. Et pourtant... ne faut-il pas une excpetion, rien qu'une fois, juste pour nous prouver que la règle est valide ?
    Moi qui pensais être si inspirée par ce sujet bidon. J'aurais du m'y attendre. Mais c'est bidon, oui. Complètement pourri. Tout est pourri. Nous-mêmes, nous tous, sommes que des pourris. Nous cherchons à tout prix à nous créer le plus de bonheur possible, certains d'entre nous nous transformant en de vrais salauds en ce faisant alors qu'à la fin, nous aboutissons tous, tous sans aucune exception cette fois, au même endroit. Mais pas forcémment de la même manière. On attache trop d'importance à la vie, oui, beaucoup trop, pour la bonne et simple raison que l'on sait qu'un jour, elle ne sera plus. Mais je ne vois pas le but. J'ai réellement l'impression d'avoir perdu de vue le but de la vie, d'exister. Peut-on exister sans vivre ? Et peut-on vivre sans exister ? Il m'arrive de croire que je n'existe pas, comme il arrive à tout le monde, j'imagine, comme il m'arrive en ce moment. Où suis-je ? Et pourquoi suis-je là où je suis ? Je ne sers à rien ici. Je ne manquerai pas à la Terre quand je ne serai plus là. Tout le monde se contrefiche de moi comme de tout le monde. Mêmes les gens les plus celèbres sont oubliés au bout d'un moment. Et pourtant on pense toujours avoir une si grande importance aux yeux des autres, on essaye de se faire remarquer par tous les moyens possibles alors qu'en fin de compte, personne ne se souviendra de nous. C'est débile. Ce ne sont que nos proches qui pleurent notre absence car on a changé leur routine, on les a privé de leurs points de repères. Ce n'est pas pour nous qu'ils pleurent, mais plutôt pour eux-mêmes. "Qu'est-ce que je ferai sans toi ?" "Je suis perdue sans toi" Bien sur, parce que l'on a formé une routine autour de cette personne et qu'une fois qu'elle disparait, il faut tout recommencer, repartir dans les chemins non battus, replonger dans l'inconnu et l'inconnu, ça fait peur. Oui, ça fait très peur.

    Alors pourquoi avons-nous été dotés d'envies, de pulsions, de sentiments, d'une conscience même, si ça n'a aucun sens à la fin ? Si à la fin, on perd tout ? Pourquoi avons-nous une identité, que nous passons une vie entière à forger et à perfectionner pour la perdre au dernier moment ? Pourquoi avons-nous des souvenirs ? Comment serait la vie, ma vie, sans souvenirs ? L'amnésie, quoi. Comment serais-je sans mes souvenirs, mon passé, ce qui m'a forgée? Je serais surment autre que celle que je suis, différente, mais cela veut-il dire que je serais meilleure ou pire que celle que je suis aujourd'hui ? Je voudrais être autre. Vivre dans la peau d'une autre, me réfugier sans son esprit au lieu du mien, m'occuper de sa vie, plutôt que la mienne. Penser ce qu'elle pense, voir ce qu'elle voit, vivre ce qu'elle vit. Pas forcémment un être supérieur au mien, juste...autre. Partir ailleurs, changer d'air, littéralement.
    Mais, au fond, q'est-ce que ça changerait ? Si je finirai au même endroit qu'elle (ou lui). Oui, vivre dans la peau d'un garçon, ce doit être intéressant, pour dire la moindre des choses. Ceci dit, pour une garçon, ce doit être intéressant de vivre dans la peau d'une fille.
Si seulement je pouvais transmettre tout ce que je ressens, ce que j'entends et ce que ça m'évoque dans ce que j'écris. Si j'arrivais à tout transmettre, tout cela aurait certainement plus de sens. Ca n'aurait pas l'air d'un texte écrit par quelqu'un qui n'a rien de mieux à faire à minuit et demie un samedi soir, enfin, dimanche matin, maintenant, mais ça aurait vraiment l'air de quelque chose qui a un vrai but, un sens, un message éventuellement. Quelque chose que l'on verrait et qu'en le voyant, on dirat "Wow, ça, c'est du texte !" Quelque chose qui impressionnerait, quoi. Mais ça, c'est tout aussi bidon que tout le reste. C'est bidon d'afficher quelque chose comme ça sur un espace publique. Ca affiche une image de moi qui est totalement fausse car, non, je ne veux pas dire par ce texte, "Regardez comme je sais bien écrire! Moi, je suis quelqu'un de profond, moi, je dévoile toutes mes préoccupations, tous mes problèmes sur un espace publique pour que vous ayez tous pitié de moi." Non, ce que je veux dire par ce texte tournerait plus autour de quelque chose comme ceci:

"Hum, bon alors, bonsoir déjà (j'ai omis de le mettre au début mais, à mes yeux, ça se sous-entend). Donc voilà, on m'a donné un thème (enfin, tu parles d'un thème. C'est un mot que l'on m'a donné...Rah, pour une carte blanche, ça ne peut pas être plus blanc! Et je me plains, non mais je vous jure...) et puis je suis partie de là mais naturellement, j'ai divagué et puis ça a donné ce que vous avez eu l'amabilité de lire jusqu'ici (vous êtes bien braves.) Etant donné l'humeur dans laquelle j'étais quand on m'avait fait cadeau de ce merveilleux sujet, j'ai laissé libre cours à mes pensées, qui, petit à petit s'éloignaient de plus en plus du sujet, et puis...voilà le résultat. Soyez méchants si ça peut vous faire plaisir. Oui, je suis consciente que c'est bidon de publier un truc pareil mais rassurez-vous, à l'origine, je ne comptais pas le publier, c'est juste que je me suis dite que ça faisait un petit moment que je n'avais rien publié et que cet article ne raconte pas ma vie comme d'habitude (enfin, j'ai pensé) donc...ouais, pourquoi pas ? J'espère que ça vous plaira quand même. J'écris toujours dans un état d'esprit un peu "Dark" donc je suis toujours un peu pessimisste, voire cinique (ça, c'est peut-être ausi parce que je suis Anglaise) mais n'allez pas penser que je vous méprise ni autres choses dans le même genre.  J'ecris simplement pour évacuer (en général, parce que là, j'avais exprimé de désir d'écrire et on m'a donné ce thème que voilà ) ou pour... extérioriser ce que j'ai sur le coeur [insérer musique tragique ici]. Bref, je considère que vous avez compris que cette occasion d'écriture n'est pas des plus communes.  Enfin, voilà, histoire de vous mettre au courant de ce qui me passe par la tête lorsque j'écris." Je suis maintenant à sec et bien musiquifiée mais en ce qui conerne la musique "there's always room for more!" (Il y a toujours de la place pour un peu plus). Donc, sur ce, bonne nuit et à bientôt pour de nouvelles soit-disantes aventures ! Merci pour votre lecture aussi !

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(Je suis toujours aussi gentille, je vous ai même laissés les spiralles de mon Zap Book! Cliquez pour agrandir et tout le tralala).

Posté par Flosphore à 01:25 - Commentaires [0] - Permalien [#]
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